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Comment le coronavirus a-t-il changé le visage de la sous-traitance?

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Quiconque réussit à créer un flux numérisé et automatisé, de la commande au produit fini, peut décrocher plus de petites commandes.

Texte | Valérie Couplez

Photos | iStock

24 novembre 2022 Temps de lecture 9 minutes

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Le coronavirus a bouleversé la manière dont nous interagissons les uns avec les autres. Pas seulement lors du confinement quand les portes de nombreuses entreprises se sont fermées. Lors de la relance, nous n’avons pas tout à fait repris le cours des choses. À quoi ressemble la nouvelle normalité chez les entreprises de sous-traitance ? Comment se sont-elles adaptées à la pandémie et à la raréfaction des matières premières qui a suivi ?

En 2020, nous avons connu d’énormes perturbations économiques. Certaines entreprises n’ont pas su résister, d’autres sont revenues plus fortes que jamais. Il en va ainsi dans les moments de crise. L’un des grands gagnants de la pandémie est sans aucun doute le secteur des big tech. La numérisation et tout ce qui s’y rapporte est passée à la vitesse supérieure. Les entreprises métallurgiques qui conçoivent les racks et les composants hardware pour notamment les centres de données, ou l’acier de construction pour les concevoir, ont eu le vent en poupe et connu une croissance record. S’il y a clairement des grands gagnants, la pandémie a aussi donné lieu à des opportunités plus subtiles qui ont des conséquences à long terme. Nous pensons principalement à ce que les big tech permettent de faire et à la manière dont l’intérêt mondial a été stimulé dans l’utilisation. Industrie 4.0 et ses principes sont soudainement devenus une réalité dans l’industrie. 

L’industrie métallurgique ne doit-elle pas créer sa propre plateforme d’e-commerce? Un site qui permet à celui qui recherche un composant métallique de trouver le produit adéquat ?

Apprendre des plateformes de vente au détail

Les entreprises n’ont pas dû aller chercher bien loin ce dont elles avaient besoin. Les magasins étant fermés, les achats en ligne sont allés bon train. La force de plateformes comme Amazon et Bol.com plus près de chez nous est de pouvoir rassembler les consommateurs en un endroit. Au fur et à mesure de leur croissance, de nouvelles options sont proposées aux clients, ce qui génère plus de clients et plus d’opportunités pour investir dans des serveurs, de la puissance de calcul, l’analyse de données, … et dont les sous-traitants actifs dans l’usinage des métaux ont pu profiter. 

L’industrie métallurgique ne doit-elle pas créer sa propre plateforme d’e-commerce ? Un site qui permet à celui qui recherche un composant métallique de trouver le produit adéquat ? En 2019, l’idée semblait saugrenue. Anno 2022, l’idée a fait son chemin.

Flux de travail numérisé

Afin de savoir si une telle initiative peut aboutir, il est intéressant d’analyser la relation étroite entre les équipementiers et les sous-traitants. La plupart des sous-traitants tirent leurs revenus de plusieurs sources. Un nombre important de gros clients fidèles pour lesquels ils réalisent l’essentiel du chiffre d’affaires et une série de petits clients qui garantissent la rotation des machines. Dans le cadre de cette relation, la numérisation est apparue. Quiconque réussit à créer un flux numérisé et automatisé, de la commande au produit fini, peut décrocher plus de petites commandes. C’est aussi simple qu’une plateforme de vente au détail. Mais qu’en est-il des grands comptes? Comment la numérisation peut-elle aider les sous-traitants à établir une collaboration plus étroite, voire de véritables partenariats ?  

Et quid si nous connectons les machines intelligentes tout au long de la chaîne d’approvisionnement, des centres de service du métal aux sous-traitants ?

Tout n’est pas automatisable ni numérisable

La relation entre les équipementiers et les entreprises manufacturières qui leur fournissent des composants est plus profonde que les transactions d’e-commerce classiques que nous connaissons. Le prix n’est pas le seul moteur et l’on ne passe pas si facilement chez un concurrent. Les connaissances approfondies des produits et des processus du client qui contribuent à une meilleure fabricabilité, un service logistique adapté, …, ne s’automatisent pas comme ça. Il y a un besoin de partenaires fiables, qu’il s’agisse d’une sous-traitance en soudage, de tôlerie, d’usinage, de traitement thermique, de revêtements en poudre… Peut-on transformer cette relation en un modèle d’e-commerce ? 

L’avenir sera plus numérique 

Avant la pandémie, tout le monde aurait avancé un non catégorique. Aujourd’hui, il est confortable de faire des affaires virtuellement. Un second pilier plus important de cette évolution est le potentiel d’Industrie 4.0 qui peut ouvrir des portes vers davantage d’opportunités d’e-commerce. Si l’intelligence artificielle continue de gagner en puissance, pourra-t-elle déterminer un jour ce qu’il y a lieu de faire et de ne pas faire ? Où et quand réaliser le meilleur choix ?  Peut-elle devenir l’épine dorsale d’une sorte d’Amazon pour les sous-traitants actifs dans l’industrie métallurgique ?

La relation entre les équipementiers et les entreprises manufacturières qui leur fournissent des composants est plus profonde que les transactions d’e-commerce classiques que nous connaissons.

Plus d’efficience et de fiabilité

Les fabricants de machines regardent déjà dans cette direction pour rendre leurs machines plus efficientes, plus fiables et plus simples à programmer. De tels éléments sont déjà tissés dans les machines d’aujourd’hui. Et quid si nous connectons les machines intelligentes tout au long de la chaîne d’approvisionnement, des centres de service du métal aux sous-traitants ? Ceux qui collaborent pour fournir la bonne pièce au client, assemblée et conditionnée ou non, dans la bonne quantité et au bon moment. Exactement ce que recherche la nouvelle génération de clients, habituée à commander d’un simple clic de souris.     

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